Cosa Mentale organisait les Rencontres Architecture et Modestie , les 13 et 14 Octobre à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-Belleville.
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Guy Desgrandchamps
et René Borruey
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Charles-Henri Tachon
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Giacomo Guidotti
et Paul Humbert
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Laurent Tournié
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Silvia Gmür
et Roberto Masiero
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Alberto Campo Baeza
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Ces conférences ont pour but la confrontation du sens d’un mot et d'une discipline pour en extraire une dimension éthique d'un travail de réflexion.
Elles s’organisent autour du thème de manière à constituer un éclairage sur la notion mise en jeu et à tester sa pertinence pour parler et faire de l’architecture (enseignement, pratique, critique, etc.).
La modestie ne doit pas être entendue dans le sens d'une démission ou d'une restriction : c’est trouver des qualités dans un programme, dans un site et, en prenant en compte les nombreuses contraintes inhérentes à un projet, essayer de les dépasser ; c’est ne pas faire semblant de croire que l’architecture de qualité est faite par de grands gestes, par des bâtiment « impressionnants » ou « innovants ».
La modestie en architecture nous la rapprochons de la mesure, d’une adéquation entre la situation du projet et la solution proposée.
La modestie d'une pratique est à déconnecter totalement de l’attitude personnelle de l’architecte : on ne parle pas bien sûr pas de modestie comme aspect d'une personnalité mais d’une posture professionnelle face aux questions que pose chaque projet : la modestie commence par la conscience du fait que, quel que soit le projet, la qualité du travail et de l’effort de réflexion doit être la même, et doit toujours apporter des réponses aux questions sur la relation de l'architecture à l’histoire, au temps, au territoire, etc.
Nous voudrions questionner le lien entre architecture et modestie :
- par la théorie : il y a t il un sens à parler de « la modestie dans le travail », ou de « la modestie d’un bâtiment » ?
- par des retours de la pratique vers la théorie : nous voulons essayer de montrer que la question de la modestie doit être posée dans le travail de l’architecte (toujours, et indépendamment de la réponse apportée), et que les choix qui sont faits par rapport à cette question restent lisibles dans le bâtiment fini : la modestie est un support pour la critique d’architecture.
Prendre en compte la notion de modestie comme moyen de faire et de juger l’architecture nous semble une nécessité.



















